Les grands axes de travail de la "politique de la ville"

L’insertion par le travail et la formation, l’apprentissage de la citoyenneté, la mobilisation des jeunes à l’emploi, le maintien de la relation parents-enfants, la prévention des violences conjugales, la participation à la vie culturelle… sont les axes de travail retenus par la CASA pour ses actions "politique de la ville".

Ces actions sont "l’expression d’une solidarité nécessaire pour garantir la cohésion sociale, condition essentielle du mieux vivre ensemble" ainsi que le souligne Jean Leonetti, président de la CASA.

L’insertion par le travail et la formation

S’intégrer au sein d’une équipe, acquérir un rythme et une régularité dans le travail, respecter les consignes techniques et les délais d’exécution… sont quelques-uns des bénéfices du passage des personnes en difficulté au sein des chantiers d’insertion organisés par les partenaires associatifs de la direction de la politique de la ville de la CASA. Les travaux réalisés de type espaces verts - restauration de restanques, taille des arbres en passant par la création paysagère – sont exemplaires.

"Je suis fier de savoir que ce que j’ai fait sera vu et apprécié par des milliers de gens… " affirme Amar, en regardant la restanque qu’il vient de remonter. "Jamais je me serais cru capable de faire ça." Sur 26 personnes embauchées en moyenne par an, 9 trouvent un emploi et 6 décident de suivre une formation. Les autres ne sont pas laissées pour autant sur le bord du chemin mais dirigés vers des voies d’insertion complémentaires.

L’apprentissage de la citoyenneté

Connaître ses droits mais avoir également conscience de ses devoirs… tels sont les deux axes de la mission de sensibilisation menée par les Antennes de Justice de la CASA au sein des établissements scolaires et des organismes de formation. 2 500 jeunes bénéficient chaque année de ces interventions conduites en partenariat avec les services municipaux et de la protection judiciaire de la jeunesse.

L’expression théâtrale est particulièrement prisée, les jeunes acteurs se glissant parfaitement dans des rôles - plus ou moins ! - de composition où il est question de justice, de défense, de peine… Bref de faux procès pour se donner l’envie d’éviter de vraies galères.

La mobilisation à l’emploi

Le chiffre est considérable : 3 500 jeunes, âgés de 16 à 25 ans, sont accompagnés chaque année dans leur recherche d’emploi par les conseillers d’insertion de la mission locale Antipolis et les éducateurs du service de prévention de la CASA.

"Le premier contact avec l’entreprise n’est pas toujours aisé pour ces jeunes qui cumulent les problèmes, confie un conseiller. Mais ce sont les plus réfractaires que l’on retrouve, souvent, parmi les plus volontaires et les plus appliqués quand ils ont franchi le pas. Notre tâche, outre les aider à surmonter des problèmes conjoncturels liés à des problèmes de santé, de logement ou de rupture familiale, est de leur faire comprendre que le monde de l’entreprise ne leur est pas hostile et qu’ils peuvent s’épanouir en travaillant."

Le maintien des relations parents-enfants

Grâce au Trait d’Union, un lieu de soutien à la parentalité mis en place au sein de la CASA, le parent qui n’a pas la garde de l’enfant à la suite d’une séparation particulièrement conflictuelle, peut venir rencontrer son enfant dans un espace neutre, sous le regard de professionnels.

"Nous évitons que la rupture soit totale, qu’un lien, même fragile, demeure car il permet de maintenir un équilibre indispensable au développement de l’enfant déjà affecté par des conditions de vie précaire" souligne une assistante sociale qu’une "relation encadrée avec un parent vaut toujours mieux que pas de relation du tout". Chaque année, une centaine de familles fréquentent ce lieu.

La prévention des violences conjugales

Le dernier rapport national faisant état de la mort, en France, chaque année, de 149 femmes succombant aux coups de leur compagnon, témoigne, si besoin en était, de la création de Parenthèse, un lieu d’accueil permanent s’adressant aux personnes vivant une rupture familiale douloureuse et victimes de violences conjugales. 400 personnes poussent, tous les ans, la porte des locaux de Parenthèse pour y trouver des conseils juridiques, un accompagnement social et psychologique, mais aussi un instant de paix et de repos. Bien souvent, les équipes de Parenthèse sont le dernier, et unique, recours pour des femmes en détresse qui n’osent pas parler de leur enfer.

Le service organise parallèlement des groupes de parole et des interventions dans les établissements scolaires.

L’ouverture sur la culture

3 400 jeunes sont détenteurs de la carte "lol 16-25" qui donne accès à diverses sorties, réductions et manifestations culturelles. Un jury Jeunes CASA a notamment sélectionné, à la médiathèque communautaire de Valbonne, les films des projections estivales. De même, ils ont décerné le prix "Jeune critique", dans le cadre de la Semaine de la Critique qui se tient en marge du festival international du film de Cannes.