Quelles sylvicultures et pour quelles forêts ?

La sylviculture a pour objectif de façonner et pérenniser un boisement à l’image de ce qu’on attend de lui.

L’outil principal de la sylviculture est la coupe de bois qui permet de régénérer ou améliorer un peuplement forestier.

Quelles sylvicultures pour quelles forêts ?
Pierre Faury, CRPF, Bûcheron au travail.
Gestion des peuplements feuillus

Futaie (gestion par éclaircies)
Futaie (gestion par éclaircies)    Pierre Faury, CRPF     Taillis (gestion par coupes rases)

Gestion en taillis
Après avoir été coupée, la souche des arbres feuillus génère des rejets. Cette capacité à produire des rejets a été traditionnellement utilisée pour produire du bois de chauffage.

Les rejets sont coupés dès lors qu’ils atteignent des dimensions suffisantes. De nouveaux brins apparaissent et ce cycle peut être perpétué jusqu’à épuisement de la souche.

La gestion par coupes rases successives ou gestion en taillis, est le mode de gestion conseillé pour les peuplements feuillus dans le Schéma Régional de Gestion Sylvicole établi par le CRPF PACA.

Pour en savoir plus, consultez ici

souche de chêne pubescent rejet
Pierre Faury, CRPF,
souche de chêne pubescent rejetant

Gestion en futaie

Dans le cas où les coupes rases ne sont pas souhaitées, le propriétaire choisit de ne plus compter sur les rejets pour renouveler sa forêt. Le renouvellement devra donc se faire par semis naturels

Parcelle avant éclaircie
 Parcelle avant éclaircie
Pierre Faury, CRPF
 

.Après éclaircie
Après éclaircie
Pierre Faury, CRPF

Des éclaircies successives seront menées pour donner plus d’espace aux arbres que l’on souhaite voir vieillir et devenir des futurs semenciers

 

Gestion des peuplements résineux 

A la différence des feuillus, ceux-ci ne rejettent pas de souche.
Ils se gèrent par éclaircies successives, ayant pour objectifs de donner, en phase de croissance, plus d’espace aux arbres conservés et de permettre, en phase de maturité, la mise en place d’une régénération.


Pierre Faury, CRPF, coupe d’éclaircie de résineux

Marie Gautier, CRPF, semis naturels de Pin
Dans la région, la plupart des forêts se régénèrent naturellement (sans qu’il n’y ait besoin de replanter après une coupe) à condition que la gestion menée le permette.

Gestion des mélanges feuillus/Résineux

Si les pins sont coupés sans aucune intervention dans le taillis, celui-ci sera endommagé par la chute des pins, et à l’inverse, si l’on coupe le taillis sans couper les pins, on risque de favoriser le Pin d’Alep qui est une essence inflammable.

Le Schéma Régional de Gestion Sylvicole (SRGS) conseille donc de couper dans un premier temps le taillis valorisable en bois de chauffage, et d’extraire dans un second temps les pins.
Consultez le SRGS ici