Pastoralisme et espaces naturels

Le pâturage en forêt, c’est possible ?

Plusieurs formes de pâturage existent :
- sédentaire (troupeau caprin pour la production de fromage par exemple)
- transhumante (ovins viande)
- Demande de particuliers (équidés)

  • Haut pays : Pâturage très présent (ovins viandes en majorité mais aussi caprins et bovins). L’essentiel des secteurs présentant un potentiel pastoral est utilisé.
  • Moyen pays : Bonne potentialité pastorale mais  inutilisée  (forte fréquentation et urbanisation)

des peuplements forestiers de pinèdes éclaircies, de pré-bois et de landes offrant dans le haut pays une ressource pastorale intéressante.
Marie Gautier, CRPF, des peuplements forestiers de pinèdes éclaircies, de pré-bois et de landes offrant dans le haut pays une ressource pastorale intéressante.

Les sous-bois de certains peuplements forestiers peuvent représenter une ressource alimentaire importante qui  peut être améliorée par une gestion particulière.

Les besoins des animaux sont variables aussi les surfaces nécessaires et le type d’alimentation différent. Selon la taille des troupeaux, de petites parcelles isolées ne leur fournissent pas une ressource pastorale suffisante.

Aussi certaines communes de la CASA ont entrepris des démarches pour regrouper les propriétaires afin d’assurer  un entretien du sous-bois par du pâturage.

Les avantages pour le propriétaire

Le bétail a un impact sur le milieu naturel :

  - Herbe (diminution du stock combustible)
  - Broussaille (limitation embroussaillement)

Le pâturage permet un entretien du sous-bois et par ce biais une diminution du risque incendie.
Quel intérêt pour l’éleveur ?

•    Faible coût et qualité de l’alimentation

Quelles sont les contraintes ?

  • La bonne ressource pour le bon bétail
    -  Alimentation différente selon le type de troupeau
    -  La surface à pâturer doit être adaptée à la taille du troupeau
    -  Trouver des solutions alternatives selon les secteurs (petits cheptels de particuliers)
  • Certaines espèces doivent être particulièrement surveillées
    Il est important d’éviter un surpâturage et un tassement des sols.
  • Site périurbain fréquenté par le public (chiens en liberté)
    La présence de chiens en liberté sur les pâturages peut nuire à la quiétude nécessaire aux troupeaux.
  • Parcellaire morcelé 
    Les étendues d’un seul tenant pour le pâturage des troupeaux transhumant sont rares.


Des milieux pouvant se prêter à la trufficulture ou à la sylviculture truffière

Le mycélium de la truffe peut être présent dans des peuplements naturels clairs, sur substrat calcaire.

 zone dépourvue de végétation à l’aplomb des racines de l’arbre, caractéristique de la présence du mycélium de la truffe.

Pierre Faury, brûlé  - zone dépourvue de végétation à l’aplomb des racines de l’arbre, caractéristique de la présence du mycélium de la truffe.

On peut tenter de recréer, puis maintenir, par des actes sylvicoles appropriés, les conditions de milieu nécessaires au développement du mycélium de la truffe :

  • En particulier dans des zones en friche ou en cours de reforestation.
  • Elle peut également s’envisager pour des plantations truffières ayant cessé de produire.

Peuplement clair, sur sol calcaire, pouvant se prêter à la pratique de la sylviculture truffière
Marie Gautier, CRPF, Peuplement clair, sur sol calcaire, pouvant se prêter à la pratique de la sylviculture truffière

La sylviculture truffière exige du propriétaire une attention toute particulière et certains investissements (clôture ou irrigation). La production de truffe est fortement liée au climat et ne peut donc pas être garantie au propriétaire.

Le technicien du CRPF des Alpes-Maritimes, Pierre Faury, pierre.faury@crpf.fr, peut vous conseiller si vous souhaitez pratiquer sur votre parcelle une gestion favorable à la truffe.