Apiculture et espaces naturels

Quelques conseils pour maintenir le potentiel mellifère de vos terrains

  • Les haies peuvent être constituées entièrement de plantes mellifères allant du petit arbuste aux grands arbres (bruyères, arbousiers, fruitiers, sorbiers, érables, tilleuls, châtaigniers…)

aubépine, floraison      abondante et attractive
Stéphane Nalin, CRPF, aubépine, floraison     
abondante et attractive
Erable
  • Parmi les « mauvaises herbes », beaucoup sont mellifères – l’Inule visqueuse, le Diplotaxis fausse-roquette, le Pissenlit, la Bourrache, etc, n’en faites pas la chasse systématique ! Pour obtenir un couvert herbacé du sol propice aux abeilles, semez du trèfle, de la moutarde, du lotier, etc.
     
  • En dehors des zonages où le débroussaillement est obligatoire, conserver les arbustes méditerranéens. La garrigue et le maquis ne sont pas des milieux « sales » mais abritent de nombreuses essences mellifères : Thym, Cistes, Lavandes, Romarin, Ronces. Dans les secteurs où une obligation de débroussaillement s’applique il est possible de conserver quelques spécimens d’espèces mellifères en les maintenant à distance.  

  • Dans les bois, donnez de la lumière à vos arbres en les éclaircissant ; les feuillus pourront ainsi mieux fleurir et un sous bois pourra se développer. Inutile aussi de « libérer » systématiquement les arbres du lierre, qui les tue rarement. Cette liane profite aux abeilles et en hiver, aux oiseaux.
ATTENTION !  : Dans tous les cas, l’usage d’insecticides, pesticides ou désherbants est à proscrire, y compris sur votre balcon

Accueillir des ruches

  • Les apiculteurs sont souvent à la recherche d’emplacements pour leurs ruches. Ils ne passent pas de bail agricole pour l’exploitation des terrains, l’usage est plutôt un prêt sous accord verbal en échange d’une certaine quantité de miel.
  • Pour aménager un emplacement, il est nécessaire de prévoir un accès carrossable sur un terrain abrité des vents dominants (pourquoi ne pas planter une haie de feuillus mellifères ?) et assez large pour déposer les ruches sans trop les serrer entre elles. Il faut prévoir d’isoler les ruches du sol.
  • Un point d’eau est également nécessaire près du rucher, les abeilles en consomment beaucoup en cas de fortes chaleurs pour refroidir la ruche par évaporation.
    Un point d’eau artificiel peut être mis en place.

 emplacement d’un rucher : zone plane, accessible, protégée des vents dominants

Marie Gauthier, CRPF, emplacement d’un rucher : zone plane, accessible, protégée des vents dominants