Villeneuve-Loubet : Texas Instruments a fêté ses 50 ans sur la Côte d’Azur

Le groupe texan qui, en 1961, faisait le pari de la Côte d’Azur en y installant une unité de production, mise aujourd’hui sur la recherche et le développement. Devenu numéro un mondial des semi-conducteurs, TI, malgré les crises et les mutations technologiques, reste l’un des piliers de la microélectronique azuréenne

A l'occasion de la fête pour les cinquante ans à Villeneuve-Loubet, les responsables de Texas Instruments et leurs invités ont pu admirer la mappemonde réalisée par le sculpteur Tassou avec des terminaux mobiles. Un clin d'oeil à TI.

"La vie n’est pas un long fleuve tranquille" a rappelé Christian Tordo, directeur général de Texas Instruments France, lors de la célébration, samedi 25 juin, des 50 ans de présence de l’entreprise sur la Côte d’Azur. "Nous avons su rebondir et nous renouveler". En 1961, le groupe texan faisait, dix ans avant la création de Sophia Antipolis, le pari de la Côte d’Azur. Il y implantait un site d’assemblage et de test pour la production de transistors de type Silicium Mesa. C’était les débuts de la microélectronique dans les Alpes-Maritimes. Au fil des ans et des révolutions technologiques, l’activité de TI a évolué. "L’innovation est fortement ancrée dans la culture d’entreprise de notre groupe", a insisté Jean-François Fau, président EMEA du groupe, venu fêter l’anniversaire sur un site où il a lui-même travaillé plusieurs années. Quelque 600 brevets en 20 ans sont à mettre à l’actif de Texas Instruments France, dont 200 ces cinq dernières années.

Le deuxième centre de R&D en Europe

La production a depuis longtemps cédé la place à la R&D sur le site azuréen du groupe texan, devenu le numéro un mondial des semi-conducteurs. Deuxième centre de R&D en Europe derrière celui de Freising, près de Munich, l’unité de Villeneuve-Loubet n’a pas échappé au vaste plan de restructuration du groupe en 2009. Trois cents emplois ont été supprimés sur la Côte d’Azur, un tiers des effectifs, mais l’implantation azuréenne a été maintenue. C’est grâce en partie à la plate-forme OMAP (Open Multimedia Applications Platform) destinée aux smart phones, tablettes et autres terminaux mobiles. Lancée en 2002, cette plate-forme a été développée au départ par les équipes de Villeneuve-Loubet. Plus rapide et moins gourmande en énergie, sa version 5 sera sur le marché en 2012.

"La grande majorité des équipes du site azuréen, où travaillent aujourd’hui 600 personnes dont 80 % d’ingénieurs, contribuent au développement de la plate-forme OMAP"  a confirmé Jean-François Fau pour qui "le site est, aujourd’hui, à taille humaine et bien positionné sur le secteur des produits nomades". L’incertitude qui planait sur l’avenir du site semble donc pour le moment levée. "Les équipes sont remobilisées et les engagements pris par TI, dans le cadre du plan de revitalisation qui arrive à terme en 2011, ont été tenus avec la création de plus de 220 emplois à ce jour dans différents secteurs d’activités", a précisé Christian Tordo. Et le groupe veille à consolider son ancrage local à travers le pôle de compétitivité SCS dont il est membre fondateur et avec des partenariats pédagogiques comme la création de la chaire en microélectronique de l’Université Nice Sophia Antipolis.

Plus de 800 personnes, des salariés avec leur famille, ont participé samedi, sur le site de TI, à une fête champêtre qui s’est terminée en musique dans la soirée avec les plus jeunes. Le sculpteur Tassou a dévoilé sa dernière création, une mappemonde réalisée à partir de terminaux mobiles, en présence des personnalités invitées : le consul des Etats-Unis, Diane Kelly, venue de Marseille, le vice-président de TI en charge de la business Unit Wireless, Gregory Delagi, venu de Dallas...

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