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Sophia : une nouvelle plate-forme d'imagerie du vivant inaugurée à l'IPMC

Disposant de 7 systèmes de microscopie de fluorescence, cet outil exceptionnel permettra à toute la communauté des biologistes de la région Nice Sophia Antipolis de pénétrer au cœur du vivant. L'inauguration aura lieu vendredi 17 juin à 11h30 dans les locaux de l’Institut de Pharmacologie Moléculaire et Cellulaire, à Sophia Antipolis.

Pour toute la communauté des biologistes de la région Nice Sophia Antipolis, c'est un outil exceptionnel pour pénétrer au coeur du vivant qui est inauguré vendredi 17 juin à 11h30, à l’Institut de Pharmacologie Moléculaire et Cellulaire, à Sophia Antipolis. A partir d'un regroupement de matériel, la nouvelle plate-forme d'imagerie du vivant permettra de mesurer les propriétés de molécules impliquées dans de multiples pathologies humaines. Ces techniques devraient conduire à l’élucidation de nombreuses questions fondamentales posées notamment par les équipes de recherche de l’IPMC et leurs collaborateurs.

Des expériences de mesures dynamiques à l'échelle cellulaire

La plate-forme de l’IPMC fournit des prestations à tous les laboratoires, académiques ou privés et participe également à l’axe "biologie et santé computationnelles" du campus STIC. C'est une composante de MICA (Microscopie Imagerie Côte d’Azur, pluri-localisée sur Sophia, Nice et Villefranche), qui a reçu en 2010 un label national décerné par le GIS IBiSA (Infrastructures en Biologie Santé et Agronomie).

Cette plate-forme dispose désormais de 7 systèmes de microscopie de fluorescence, dont les deux plus récents serviront à des expériences originales de mesures dynamiques à l'échelle cellulaire:  

  • un microscope dit "confocal à disque tournant" permettant d'acquérir des images en 3 dimensions au cours du temps avec des cadences supérieures à 25 images/seconde. Les chercheurs pourront ainsi visualiser des mouvements rapides de molécules dans une cellule vivante.
  • un microscope confocal comportant un module particulier de "spectroscopie à corrélation de fluorescence", capable de mesurer les vitesses de diffusion des molécules fluorescentes, leurs concentrations et permettant de quantifier l'association entre partenaires distants au sein d’un mélange complexe (cellule vivante ou solution). Cet instrument permettra de caractériser finement, à l’intérieur même de la cellule, les déplacements et les interactions de chaque molécule ou protéine marquée qu’on y aura introduit.

Un investissement de 750.000 euros

La réalisation de ce projet a été rendue possible grâce au soutien de nombreux financeurs, pour un investissement total s’élevant à 750 k€. La Fondation Bettencourt Schueller a ainsi attribué en 2009 son prix annuel de 250 k€ "Coups d’élan pour la Recherche française" à l'équipe de Stéphane Martin, dont les travaux sur la dynamique moléculaire de la sumoylation, une modification des protéines par des molécules spécifiques appelées SUMO, permettent de mieux comprendre la communication entre neurones du cerveau. Des financements européens (fonds FEDER), nationaux (GIS IBiSA), régionaux (région PACA), départementaux (CG06), la plupart obtenus dans le cadre du contrat de projets Etat - Région 2007-2013 "Equipement de la plate-forme TELIUS" porté par l’INRIA, ont permis de compléter l’équipement et d’aménager de 80 m2 de laboratoire avec le dernier cri de la technologie en matière d'imagerie pour la biologie.

Une équipe d'ingénieurs du CNRS assure l'accompagnement des utilisateurs et une assistance de haut niveau sur ces nouveaux instruments, sur lesquels elle développe en permanence de nouvelles applications.

L'IPMC : une recherche d'exception allant de la pharmacologie aux neurosciences

L'Institut de Pharmacologie Moléculaire et Cellulaire de Sophia-Antipolis est une Unité mixte de recherche (UMR6097) entre le Centre National de la Recherche Scientifique (CNRS) et l'Université de Nice Sophia Antipolis (UNS). L’IPMC, fondé en 1989 par le professeur Michel Lazdunski -médaille d’or CNRS 2000-, est dirigé depuis 2004 par le Docteur Pascal Barbry. Près de 200 personnes, réparties sur 8.000 m² en 19 équipes de recherche et plusieurs services communs travaillent dans des domaines allant de la pharmacologie aux neurosciences.

L’étude de plusieurs fonctions-clés de l’organisme, en relations directes avec des pathologies humaines touchant le système nerveux, le système cardio-vasculaire, mais aussi en lien avec des maladies inflammatoires ou certains cancers, a permis aux chercheurs de l’IPMC de préciser les fonctionnements normaux et pathologiques d’entités biologiques importantes. Les découvertes effectuées par les chercheurs de l’IPMC participent à l’élaboration de nouveaux traitements contre des maladies (cancers, maladies neuro-dégénératives -Alzheimer, Parkinson, prion-, maladies cardio-vasculaires et respiratoires, hypertension, inflammation, mucoviscidose, obésité, accidents vasculaires cérébraux, dépression, douleur,…).

Les neurosciences, la pharmacologie, la biologie cellulaire, la biologie structurale, la biologie intégrative, et la génomique fonctionnelle représentent autant d’axes de développement stratégiques pour l’IPMC.

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